Insurance

Mar 14 2019

Diplômes et salaires des cadres: Les ingénieurs arrivent en tête, L Economiste, evaluation salaire.

#Evaluation #salaire


Diplômes et salaires des cadres : Les ingénieurs arrivent en tête

L’enquête confirme la prédominance des ingénieurs en terme de rémunération, mais les spécialités en finance et gestion gagnent du terrain. Elle révèle aussi le succès des formations techniques de courte durée. L’entreprise marocaine emploie l’essentiel de ces cadres quelle que soit l’origine du diplôme.

En terme de salaires, les ingénieurs sont les mieux lotis, et parmi les cadres formés à l’étranger, les diplômés en France sont les plus nombreux. Par ailleurs, Casablanca draine l’essentiel des cadres, et l’entreprise marocaine constitue le débouché privilégié du cadre marocain, l’emploi dans les multinationales restant accessoire. Ces résultats sont confirmés par l’enquête menée par L’Economiste/Sunergia sur un échantillon de 1.548 cadres.

Selon ce sondage, le salaire moyen brut annuel des ingénieurs est de 248.000 DH. Les diplômés des Ecoles Supérieures de Commerce Sciences Economiques perçoivent en moyenne 226.000 DH et devancent les cadres pharmaciens et médecins. Questionnés sur l’origine de leurs diplômes, 64% des cadres interrogés sont lauréats d’établissements marocains. Concernant les autres pays d’accueil, la France a formé, à elle seule, 55% des cadres ayant effectué leur formation supérieure à l’étranger

et 20% de l’ensemble des cadres interrogés. Seulement 4% des cadres ayant fait leurs études à l’étranger ont un diplôme américain.

Faible contribution des multinationales

Plusieurs cadres ayant bénéficié d’une formation supérieure en France et d’une expérience professionnelle vont par la suite se perfectionner aux Etats-Unis pour l’obtention d’un MBA. D’ailleurs, la plupart des titulaires de diplômes américains choisissent Casablanca pour se lancer dans le monde des affaires. Il est à préciser que 50% d’entre eux travaillent dans des entreprises marocaines et 50% dans des multinationales.

Globalement, l’entreprise marocaine emploie 70% des diplômés formés au Maroc et 60% des cadres formés en France. Les sociétés multinationales ne contribuent que partiellement à l’emploi des cadres diplômés, soit 30% des cadres de l’échantillon, dotés de diplôme marocain et 40% de titulaires de diplômes français. De plus, il est à préciser que quelle que soit l’origine du diplôme, la part des multinationales dans le recrutement des cadres ne dépasse jamais celle des entreprises marocaines, à l’exception des titulaires de diplômes américains (50%/50%).

Par ailleurs, le dispatching par spécialités montre la prédominance des cadres lauréats des Ecoles Supérieures de Commerce et Sciences économiques qui représentent 25% de l’échantillon.

Les techniciens titulaires d’un BTS/DUT constituent 19% des personnes interrogées, suivis des ingénieurs et architectes avec 18% de l’échantillon. Donc, le succès qu’a connu ces dernières années la formation en gestion, management et finances se reflète à travers les résultats de l’enquête. De même, on retrouve la préférence accrue des étudiants marocains pour une formation technique de courte durée, garantissant un emploi en fin d’études.

En revanche, les cadres pharmaciens, médecins et chimistes ne représentent que 2,6% des cadres, car ils relèvent pour l’essentiel des professions libérales. Il s’agit par exemple de pharmaciens arrivés en fin d’étude, qui exercent temporairement dans les laboratoires, en attendant d’ouvrir une officine, moyennant des salaires relativement bas.

Il peut également s’agir de médecins d’entreprises exerçant pour le compte de sociétés marocaines ou multinationales.

Les cadres pharmaciens mal payés

L’enquête montre d’ailleurs que cette catégorie de cadres perçoit un salaire moyen brut annuel sensiblement inférieur à celui des ingénieurs et sans comparaison avec ce que perçoit un pharmacien ou un médecin travaillant pour son compte. Pour exercer leur fonction, ces cadres pharmaciens, médecins et chimistes optent d’abord pour Casablanca (73%), et 60% d’entre eux exercent dans les multinationales.

Quant aux cadres titulaires de diplômes de tourisme, ils ne représentent que 4% de l’échantillon, ce qui paraît infime au regard de la “vocation” touristique du pays. Parmi ces diplômés du tourisme, 32% exercent à Agadir et 28% à Casablanca. Le taux d’encadrement est nettement plus faible à Marrakech (14%) et à Tanger (8%), deux villes à vocation touristique.




Written by INSURANCE


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *